Un audit informatique est l’état des lieux complet d’un système d’information : ce qui le compose, comment il est administré, où sont ses faiblesses, et ce qu’il faut corriger en priorité. La vraie question n’est pas de savoir s’il faut en faire un, mais qui doit le réaliser. Notre réponse est assumée et elle nous coûte du chiffre d’affaires : un tiers indépendant, qui n’est ni votre infogéreur, ni votre revendeur.
Ce que couvre un audit informatique
L’audit évalue trois dimensions, et un audit qui n’en couvre qu’une seule n’en est pas vraiment un.
- Technique. Inventaire du parc, architecture réseau, niveau de correctifs, configuration des serveurs et des postes, sauvegardes et leur restauration.
- Organisationnelle. Gestion des accès et des départs, procédures d’incident, contrats avec les prestataires, existence et application d’une politique de sécurité.
- Humaine. Le niveau réel de vigilance des équipes, qui ne se mesure pas dans une console.
Selon le périmètre visé, il prend la forme d’un audit organisationnel, d’un audit technique, d’un test d’intrusion, ou d’une combinaison des trois. Pour un examen centré sur les défenses et les vulnérabilités, voir spécifiquement l’audit de sécurité informatique.
Comment il se déroule
Le calendrier varie avec la taille de l’entreprise, mais la séquence ne change pas.
- Cadrage du périmètre. Réseau seul ou système d’information complet, sites concernés, applications métier incluses ou non. Écrit noir sur blanc avant de commencer.
- Cartographie du parc. On ne peut pas auditer ce qu’on n’a pas inventorié.
- Tests et collecte de preuves. Configurations, journaux, relevés, entretiens avec les équipes.
- Rapport écrit. Constats datés, hiérarchisés par gravité, avec les preuves à l’appui.
- Restitution et plan d’action. C’est l’étape qui distingue un audit utile d’un document rangé dans un tiroir.
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Les points de vigilance d’un bon audit
- Un périmètre explicite. Ce qui n’est pas couvert doit être écrit autant que ce qui l’est.
- Un état des lieux ET un plan d’action. Un constat sans priorisation ne fait avancer personne.
- Un auditeur externe et indépendant. On ne peut pas être juge et partie.
- Un volet humain. La sensibilisation du personnel fait partie de l’évaluation.
- Une récurrence. Un audit ponctuel photographie un instant. La sécurité se vérifie dans la durée.
Est-il obligatoire ?
Pour la plupart des entreprises, non : il est fortement recommandé, sans plus. Mais la réponse change complètement pour un acteur financier régulé.
Depuis l’entrée en application de DORA en janvier 2025, les entités concernées doivent mener un programme de tests de résilience opérationnelle numérique, en tenir la trace et pouvoir la présenter. Ce n’est plus une bonne pratique, c’est une obligation dont l’ACPR demande la démonstration. Pour une société de gestion, la question n’est donc plus s’il faut auditer, mais à quelle fréquence et avec quelles preuves.
Pourquoi ITAIA ne réalise pas votre audit
C’est un choix d’indépendance, et il est constant : l’infogéreur qui sécurise votre système ne peut pas être celui qui juge si c’est bien sécurisé. Ce serait corriger sa propre copie. Un audit tire précisément sa valeur du fait qu’il est mené par un regard extérieur, sans conflit d’intérêts. Nous appliquons la même règle aux tests d’intrusion sur les environnements que nous exploitons. Cette position est détaillée sur notre page Transparence.
Ce que nous faisons, en revanche
Avant l’audit, nous préparons l’environnement : inventaire du parc à jour, documentation, journaux centralisés, comptes et accès propres. Un audit mené sur un système documenté coûte moins cher et va plus loin, parce que l’auditeur passe son temps à chercher des écarts plutôt qu’à chercher l’information.
Pendant, nous répondons aux auditeurs et fournissons les preuves techniques : journaux, configurations, traçabilité des actions.
Après, nous corrigeons les constats, du durcissement à la gestion des correctifs en passant par l’authentification forte et la sauvegarde immuable, et nous documentons chaque remédiation pour le contrôle suivant.
Pour les sociétés de gestion et les acteurs régulés AMF ou ACPR, ce partage des rôles, un tiers qui audite et un prestataire qui opère et corrige, correspond exactement à l’esprit du règlement. Notre FAQ conformité y consacre plusieurs réponses.
Avant ou après votre audit
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