Le cloud computing consiste à utiliser des serveurs, du stockage et des applications hébergés chez un fournisseur et accessibles par internet, plutôt que des machines installées dans vos locaux. Vous ne possédez plus le matériel, vous louez un service, et vous payez à l’usage ou à l’utilisateur.
Pour la quasi-totalité des PME, le débat de principe est clos : la messagerie, les fichiers et les outils collaboratifs sont partis, et il n’y a aucune raison de les faire revenir. Ce qui reste à décider concerne les serveurs, les applications métier et les données sensibles. C’est là que les choix ont des conséquences, financières comme opérationnelles.
Les trois modèles, en une phrase chacun
- Le logiciel en ligne. Vous utilisez une application que vous n’installez pas et que vous n’administrez pas : messagerie, comptabilité, gestion commerciale. C’est ce que la plupart des gens appellent « le cloud ».
- L’infrastructure louée. Vous louez des serveurs sur lesquels vous installez ce que vous voulez, et vous restez responsable du système, des mises à jour et de la sécurité. C’est le sujet de notre page migration et hébergement Microsoft Azure.
- La plateforme managée. Vous déployez une application sans vous occuper du serveur qui l’exécute. Puissant, mais c’est aussi ce qui vous attache le plus fortement à un fournisseur.
Selon que ces ressources sont mutualisées, dédiées ou réparties entre le fournisseur et vos locaux, on parle de cloud public, privé ou hybride. Le comparatif détaillé et la méthode de tri sont sur notre page cloud public, privé ou hybride.
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Ce que le cloud apporte réellement
Les arguments de brochure sont connus. Voici ceux que nous constatons chez nos clients, et ceux qui ne tiennent pas.
| Ce que l’on promet | Ce qui se vérifie |
|---|---|
| « Cela coûte moins cher » | Vrai sur la trésorerie, faux sur la durée pour une charge stable et déjà amortie. Le gain vient de ce qu’on n’a plus à administrer, pas du prix à la ressource. |
| « C’est plus sûr » | Vrai pour la disponibilité du matériel, faux pour vos données : la majorité des incidents viennent d’un compte compromis ou d’une suppression, deux choses que l’hébergeur ne couvre pas. |
| « On accède de partout » | Vrai, et c’est le bénéfice le plus solide. Il transfère en revanche la criticité vers votre lien internet. |
| « C’est sauvegardé » | Faux. Le fournisseur garantit son service, pas la récupération de ce que vous effacez. |
| « On s’adapte à la charge » | Vrai quand la charge varie, sans effet quand elle est constante. |
Le détail des bénéfices réellement constatés, et de ceux qui ne se vérifient pas, figure sur notre page avantages du cloud computing.
Ce qui n’a pas vocation à partir
Nous préférons le dire tôt, quitte à vendre moins. Une application métier ancienne et sensible à la latence, de gros volumes consultés en permanence, ou un site dont le lien internet ne supporterait pas la dépendance : dans ces trois cas, un serveur local bien dimensionné, sauvegardé hors site et supervisé, reste la meilleure réponse. Le cloud n’est pas une direction morale, c’est un calcul.
Les deux sujets que l’on découvre toujours trop tard
La sauvegarde n’est pas comprise
C’est le malentendu le plus coûteux du secteur. Vos courriels et vos documents hébergés chez un éditeur ne sont pas sauvegardés au sens où vous l’entendez : passé un délai de rétention court, ce qui est supprimé l’est définitivement, qu’il s’agisse d’une erreur humaine ou de l’action d’un intrus disposant d’un mot de passe. Une sauvegarde externalisée indépendante est donc une brique à part entière, et elle est comprise dans nos forfaits.
La sortie se prépare à l’entrée
Entrer dans un cloud prend quelques semaines, en sortir peut prendre des mois. Formats propriétaires, services spécifiques à un fournisseur, frais d’extraction des données : la dépendance se découvre au moment où l’on voudrait partir. Pour les entreprises du secteur financier, cette réversibilité est même une obligation réglementaire, traitée sur notre page infogérance en finance régulée. Pour les autres, trois précautions suffisent : une sauvegarde lisible sans le fournisseur, le coût de sortie connu à l’avance, et les services propriétaires documentés.
Et si les locaux deviennent inaccessibles
Le cloud est un excellent outil de continuité, à condition d’en faire un projet plutôt qu’un effet de bord. Répliquer ses serveurs pour pouvoir redémarrer ailleurs coûte peu tant que la capacité n’est pas consommée, et transforme un sinistre en interruption de quelques heures. C’est l’objet de notre page continuité et reprise d’activité.
Ce que fait ITAIA
Nous fournissons les abonnements, ce qui vous donne une facture unique et un interlocuteur en France, nous menons les migrations par lots avec un retour arrière possible à chaque étape, et nous exploitons ensuite l’ensemble dans le cadre du contrat d’infogérance : supervision, correctifs, sauvegarde, sécurité des comptes et revue de la consommation. Nos tarifs sont publics et figurent sur la page offres, nos délais d’intervention et notre taux de respect des engagements sur la page transparence.
Questions fréquentes sur le cloud computing
Qu’est-ce que le cloud computing ?
C’est l’utilisation, par internet, de ressources informatiques (serveurs, stockage, applications) hébergées et entretenues par un fournisseur, facturées à l’usage ou par utilisateur. L’entreprise cesse d’acheter et d’administrer du matériel pour consommer un service.
Quels sont les différents types de cloud ?
On distingue les modèles de service (logiciel en ligne, infrastructure louée, plateforme managée) et les modèles de déploiement (public, quand les ressources sont mutualisées ; privé, quand elles sont dédiées à une seule entreprise ; hybride, quand une partie reste dans les locaux). Une PME combine presque toujours plusieurs de ces formes.
Le cloud est-il plus sûr qu’un serveur dans mes locaux ?
Pour la disponibilité du matériel et la résistance aux sinistres physiques, oui, sans comparaison possible. Pour la protection de vos données, la réponse dépend entièrement de votre configuration : la grande majorité des incidents que nous traitons proviennent d’un compte utilisateur compromis, un scénario que l’hébergement ne protège en rien. La double authentification et la surveillance des connexions comptent davantage que l’emplacement des serveurs.
Mes données sont-elles hébergées en France ?
Cela dépend du service et du réglage. La plupart des grands fournisseurs proposent un hébergement en France ou dans l’Union européenne, à condition que le choix ait été fait à la création. Il se vérifie, se documente et, en cas d’exigence réglementaire, se contractualise. Nous traitons ce point pendant le cadrage, pas après.
Que se passe-t-il si ma connexion internet tombe ?
Vos services continuent de fonctionner mais vous ne les atteignez plus. C’est la contrepartie de la migration : la criticité se déplace de votre salle serveurs vers votre lien opérateur. Un second accès, chez un opérateur différent, devient alors une dépense de continuité, à traiter avec votre réseau d’entreprise.
Combien de temps prend une migration ?
De quelques jours pour une messagerie de trente personnes à plusieurs mois pour un système d’information complet. La durée dépend moins des volumes que du nombre de dépendances entre les applications, ce que révèle l’inventaire initial.
Faire le point sur votre cloud
Renouvellement de serveur, facture qui dérive, doute sur la sauvegarde ou sur la localisation des données : ce sont les bons déclencheurs. Prenez rendez-vous avec un ingénieur, 30 minutes suffisent : vous repartez avec la liste de ce qui gagne à partir, de ce qui doit rester, et du coût réel sur trois ans.