Avantages du cloud : lesquels se vérifient, à quelles conditions

Tous les avantages prêtés au cloud sont vrais quelque part. Aucun n’est vrai partout. Cet article reprend les cinq promesses habituelles et donne, pour chacune, la condition sous laquelle elle tient.

Actualités informatique & cyber — le journal ITAIA

Le cloud computing remplace des machines que vous possédez par des services que vous louez. Ses avantages sont réels, nous les vendons tous les jours. Mais chacun est conditionnel, et les articles qui les énumèrent sans les conditions produisent des déceptions que nous passons ensuite des mois à rattraper. Voici donc les cinq promesses, avec ce qu’il faut pour qu’elles tiennent.

1. « Le cloud coûte moins cher » : vrai pour la trésorerie, conditionnel pour le total

Ce qui est certain : l’investissement de départ disparaît. Plus de serveur à acheter tous les cinq ans, une dépense mensuelle à la place, et une capacité qui suit l’activité. Pour la trésorerie d’une PME, c’est un progrès net.

Ce qui est conditionnel : le coût total sur cinq ans. Une charge stable, allumée en permanence sur un matériel déjà amorti, coûte souvent moins cher chez vous que louée. Le cloud gagne quand la charge varie, quand le matériel arrive en fin de vie, ou quand il remplace des heures d’administration. La condition : que quelqu’un surveille la consommation chaque mois, sans quoi la facture dérive mécaniquement, phénomène décrit sur notre page hébergement Microsoft Azure.

2. « On accède de partout » : le plus solide des cinq

Celui-ci se vérifie sans réserve, et il a changé la nature du travail : messagerie, fichiers et applications suivent le collaborateur au bureau, chez lui et en déplacement. C’est le socle de la digital workplace, et l’argument qui justifie à lui seul la migration de la messagerie et des documents.

La contrepartie : la criticité se déplace vers votre lien internet, qui devient le point unique de défaillance de toute l’entreprise. Un second accès, chez un opérateur différent, cesse d’être un confort pour devenir une dépense de continuité. Le sujet relève du réseau d’entreprise.

3. « C’est plus flexible » : vrai, dans les deux sens

Ajouter dix utilisateurs ou doubler la puissance d’un serveur prend quelques minutes, sans commande de matériel ni délai de livraison. Pour une entreprise qui grandit, qui ouvre un site ou dont l’activité est saisonnière, c’est un avantage décisif.

Ce qu’on dit moins : la flexibilité joue aussi à la baisse, et presque personne ne l’utilise. Les ressources s’ajoutent dans l’urgence et ne se réduisent jamais, les licences s’accumulent sur des comptes partis. La condition : une revue périodique des ressources et des licences, qui fait partie de notre exploitation et qui finance souvent son propre coût.

4. « C’est plus sûr » : oui pour les murs, non pour vos comptes

Les centres de données des grands fournisseurs sont mieux protégés, physiquement et électriquement, que n’importe quel local technique de PME : sur ce plan, la promesse est tenue. Un incendie, un vol ou une coupure ne menacent plus vos données.

Mais la majorité des incidents que nous traitons ne passent pas par les murs : ils passent par un compte compromis, un mot de passe volé, une autorisation accordée à la mauvaise application. Contre cela, l’hébergeur ne peut rien : c’est votre configuration qui décide. Les conditions : la double authentification partout, et une sauvegarde indépendante du fournisseur, car ce qui est supprimé chez lui, par erreur ou par un intrus, est définitivement perdu passé les délais de rétention.

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5. « C’est plus écologique » : probablement, mais pas pour votre bilan

Un centre de données moderne mutualisé consomme moins, à service rendu égal, qu’une multitude de petits serveurs sous-utilisés dans des locaux climatisés : l’argument est sérieux. Il reste difficile à chiffrer pour votre propre entreprise, et il ne devrait décider d’aucune migration à lui seul. Le gain environnemental le plus mesurable d’une PME reste ailleurs : prolonger la vie des postes de travail et sortir proprement le matériel, sujet de notre page cycle de vie d’un ordinateur.

Les trois cas où le calcul s’inverse

Pour être complet, les situations où le cloud est la mauvaise réponse : une application métier ancienne et sensible à la latence, de gros volumes consultés en permanence, et un lien internet que rien ne peut secourir. Dans ces trois cas, un serveur local bien tenu reste le bon choix, et le raisonnement complet figure sur notre page cloud public, privé ou hybride. Le panorama d’ensemble, lui, est sur notre guide du cloud computing.

Questions fréquentes sur les avantages du cloud

Quels sont les principaux avantages du cloud computing ?

L’accès aux données et aux applications depuis n’importe où, la disparition de l’investissement matériel au profit d’une dépense mensuelle, l’ajustement rapide des ressources à l’activité, la robustesse physique des centres de données, et la délégation de l’entretien de l’infrastructure. Chacun de ces avantages suppose une condition de mise en œuvre pour se vérifier réellement.

Le cloud est-il moins cher qu’un serveur local ?

Pas systématiquement. Il l’est pour les charges variables, les entreprises en croissance et le remplacement d’un matériel en fin de vie ; il ne l’est généralement pas pour une charge stable sur un matériel amorti. La comparaison honnête se fait sur cinq ans, exploitation et licences comprises, et elle doit être refaite à chaque renouvellement.

Quels sont les inconvénients du cloud computing ?

La dépendance au lien internet, une facture qui dérive si personne ne la surveille, la difficulté à ressortir d’un fournisseur quand on a utilisé ses services propriétaires, et le malentendu le plus coûteux : croire que les données hébergées sont sauvegardées. L’hébergeur garantit son service, pas la récupération de ce que vous supprimez.

Une PME doit-elle tout migrer dans le cloud ?

Non. La messagerie et les fichiers y gagnent presque toujours ; les applications métier et les gros volumes se décident au cas par cas, sur un chiffrage. La plupart des PME aboutissent à un modèle hybride, et c’est un résultat normal, pas un compromis honteux.

Chiffrer votre cas, pas le cas général

Les avantages du cloud se calculent sur vos machines, vos volumes et votre lien internet, pas dans l’absolu. Parlez-en 30 minutes avec un ingénieur : vous en ressortez avec le calcul fait sur votre parc, poste par poste.

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