Le RTO est la durée d’arrêt maximale admissible ; le RPO est la perte de données maximale admissible, exprimée en temps. Ces deux chiffres, avec le PCA et le PRA qui les mettent en œuvre, forment ce que l’anglais regroupe sous l’acronyme BCDR. Chaque terme est défini ci-dessous, en une phrase, avec ses équivalents français.
BCDR : la définition
Le BCDR (Business Continuity and Disaster Recovery) désigne l’ensemble des processus et techniques qui permettent à une organisation de continuer à fonctionner pendant un sinistre et de reprendre ses opérations normales après. En français, il recouvre deux plans complémentaires : le PCA et le PRA.
PCA : continuer à travailler pendant l’incident
Le PCA (plan de continuité d’activité) définit comment l’entreprise maintient ses fonctions essentielles pendant un incident : mode dégradé, postes de repli, procédures manuelles temporaires, communication interne et externe. C’est le volet « métier » du BCDR : qui fait quoi, avec quels moyens, pendant que l’informatique est indisponible.
PRA : revenir à la normale après
Le PRA (plan de reprise d’activité) définit comment le système d’information est restauré après un sinistre : ordre de restauration des serveurs et applications, bascule vers un environnement de secours, vérifications avant remise en production. C’est le volet technique — celui que l’on teste par des exercices réguliers.
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RTO et RPO : les deux chiffres qui dimensionnent tout
Le RTO (Recovery Time Objective), en français l’objectif de délai de restauration (DDR pour délai de restauration maximal admissible, on croise aussi DMIA), est la durée maximale d’interruption : en combien de temps le service doit être rétabli.
Le RPO (Recovery Point Objective), en français l’objectif de point de reprise (PDMA pour perte de données maximale admissible), est exprimé en temps : combien de minutes ou d’heures de travail on accepte de perdre.
Ces deux objectifs dictent les moyens : un RPO de 24 h se satisfait d’une sauvegarde nocturne ; un RPO de 15 minutes exige une réplication continue. Un RTO de 4 h impose un environnement de secours prêt à démarrer (DRaaS) ; un RTO de 72 h tolère une reconstruction. Fixer RTO/RPO sans les chiffrer en euros de moyens, c’est écrire un vœu.
Les briques techniques
- Sauvegarde 3-2-1 avec copie immuable — le socle de tout PRA ;
- DRaaS (Disaster Recovery as a Service) — redémarrer les serveurs critiques dans le cloud ;
- Tests réguliers : une restauration jamais exercée est une hypothèse, pas un plan. Notre guide du plan de continuité décrit la démarche complète : chiffrer, construire, tester.
Pour les entités régulées : BCDR = obligation DORA
DORA impose aux entités financières une politique de continuité TIC documentée, des RTO/RPO définis, et des tests réguliers dont les résultats sont opposables au régulateur. Le détail dans notre FAQ DORA et notre page sauvegarde & reprise pour la finance régulée. Retrouvez aussi les définitions liées (RTO, RPO, GTR, sauvegarde immuable…) dans notre glossaire informatique.