—par heure d’arrêt
- Masse salariale immobilisée —
- Chiffre d’affaires non réalisé —
Ce n’est pas encore un résultat, c’est le taux qui alimente tout le reste.
Tant que ce montant n’est pas posé en face du prix du dispositif, la discussion reste technique et personne ne tranche. Cinq chiffres suffisent à l’estimer. Rien n’est envoyé ni conservé, tout se calcule dans votre navigateur.
—par heure d’arrêt
Ce n’est pas encore un résultat, c’est le taux qui alimente tout le reste.
Il n’y a pas un RPO mais trois, et c’est le scénario qui décide lequel s’applique.
—
Panne matérielle ou d’hyperviseur, le site reste accessible : on repart de la sauvegarde locale. Travail à refaire : —.
Sans sauvegarde locale, même une simple panne matérielle vous renvoie à la copie hors site, avec le délai de restauration et la perte qui vont avec.
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Site inaccessible, ou sauvegarde locale atteinte par un rançongiciel : il ne reste que la copie hors site. Travail à refaire : —.
Sans copie hors site, un incendie, un dégât des eaux ou une sauvegarde locale chiffrée ne laissent rien à restaurer. Il n’y a pas de montant à calculer, parce qu’il n’y a plus de retour en arrière possible.
—
Suppression, compte compromis ou rançongiciel dans Microsoft 365 : messagerie, fichiers et conversations se restaurent depuis la sauvegarde cloud à cloud. Travail à refaire : —.
Sans sauvegarde cloud à cloud, la corbeille et la rétention native de Microsoft ne sont pas une sauvegarde : leur durée est limitée et une suppression malveillante les contourne. Mails, fichiers et conversations peuvent être perdus définitivement, sans qu’aucun serveur n’ait été touché.
Une copie hors site plus fréquente que la sauvegarde locale n’a pas de sens : le scénario défavorable ne peut pas être meilleur que le favorable.
Le RTO est la durée d’interruption que vous acceptez. Voici ce que chaque niveau coûte dans votre cas. C’est ce montant qu’il faut confronter au prix du dispositif qui permet de l’atteindre.
| RTO visé | Coût de l’arrêt | Ce que cela suppose |
|---|---|---|
| 4 heures | — | Environnement de secours prêt à démarrer |
| 8 heures | — | Restauration engagée le jour même |
| 24 heures | — | Restauration depuis la sauvegarde courante |
| 72 heures | — | Reconstruction, avec un mode dégradé en attendant |
Heures ouvrées uniquement. Un arrêt qui démarre un vendredi soir coûte peu jusqu’au lundi, mais il dure aussi bien plus longtemps.
Les deux montants du coût horaire se recouvrent en partie, puisqu’une fraction du chiffre d’affaires sert précisément à payer les salaires. Le résultat est un ordre de grandeur destiné à arbitrer, pas une écriture comptable. Nous préférons le dire plutôt que vous laisser présenter le chiffre comme une certitude.
Quatre postes n’y figurent pas, et ils pèsent parfois davantage : les pénalités contractuelles envers vos clients, le coût de la remise en état elle-même, les obligations réglementaires déclenchées par l’incident, et l’effet commercial d’une indisponibilité que vos clients ont vue. Ce dernier ne se chiffre pas, ce qui ne veut pas dire qu’il est nul.
Enfin, ce calcul est global alors qu’un plan de continuité se construit fonction par fonction : la paie et la facturation ne méritent pas le même RTO que l’intranet. Un RTO de quatre heures appliqué uniformément à toute l’entreprise coûte une fortune et n’a de sens pour presque aucune fonction.
Annoncer « notre RPO est d’une heure » est vrai la plupart du temps et faux le jour où ça compte. Une chaîne de sauvegarde sérieuse comporte deux niveaux qui n’ont ni la même fréquence ni la même résistance.
La sauvegarde locale, sur une appliance placée chez vous, tourne fréquemment, souvent toutes les heures, et permet de redémarrer vite. C’est elle qui s’applique au scénario le plus courant : une panne matérielle ou d’hyperviseur. Vos machines virtuelles redémarrent sur place et vous ne perdez qu’une heure.
La copie hors site part moins souvent, en général une fois par jour, parce qu’elle transite par le réseau. Elle ne sert que dans deux cas, et ce sont les deux pires : votre site est inaccessible, incendie ou dégât des eaux, ou bien la sauvegarde locale a elle-même été atteinte. Un rançongiciel s’en prend d’ailleurs aux sauvegardes avant de chiffrer, c’est un réflexe d’attaquant, pas une malchance.
Le chiffre à retenir n’est donc pas le meilleur des deux, c’est l’écart entre eux. Si votre copie hors site est quotidienne, le mauvais jour vous coûte vingt-quatre fois plus de ressaisie que le jour ordinaire. C’est précisément ce que le calculateur affiche côte à côte, et c’est la seule façon d’arbitrer en connaissance de cause.
Les deux premiers concernent vos serveurs. Le troisième concerne Microsoft 365, et il obéit à une logique différente : on peut perdre des mails, des fichiers et des conversations sans qu’aucun serveur n’ait été touché. Une suppression, un compte compromis, un rançongiciel qui chiffre un espace partagé suffisent.
L’idée reçue la plus répandue est que Microsoft s’en charge. C’est faux, et c’est écrit dans son propre modèle de responsabilité partagée : Microsoft garantit la disponibilité de la plateforme, la sauvegarde de vos données reste la vôtre. La corbeille et la rétention native ne sont pas une sauvegarde. Leur durée est limitée, et une suppression malveillante ou un administrateur compromis les contournent.
Une sauvegarde cloud à cloud copie votre environnement vers un espace indépendant de votre abonnement, avec ses propres accès. Si votre tenant tombe, elle reste hors d’atteinte. C’est le seul des trois niveaux que beaucoup d’entreprises n’ont pas du tout, souvent sans le savoir. Réglez le troisième champ sur « aucune » pour voir ce que cela veut dire. Notre architecture complète, les trois chaînes réunies, est détaillée sur la page BCDR, et la question est reprise dans notre FAQ conformité.
Vous avez maintenant un montant. La suite consiste à le confronter au prix du dispositif : des sauvegardes plus fréquentes réduisent le RPO, un environnement de secours réduit le RTO, et les deux ont un coût connu. C’est à ce moment qu’une discussion technique devient une décision de direction.
La méthode complète, du classement des fonctions jusqu’aux procès-verbaux de test, est sur notre page plan de continuité d’activité. Les définitions précises de RTO, RPO, PCA et PRA figurent dans notre glossaire BCDR. Et si votre entreprise est régulée, la sauvegarde et reprise en finance régulée précise ce que le régulateur attend comme preuves.
En additionnant deux montants. D’une part la masse salariale immobilisée : le nombre de personnes dont le travail dépend du système, multiplié par leur coût horaire chargé. D’autre part le chiffre d’affaires non réalisé : le chiffre d’affaires annuel divisé par les 1 607 heures travaillées, multiplié par la part de l’activité qui s’arrête réellement. Les deux se recouvrent en partie, le résultat est donc un ordre de grandeur destiné à arbitrer, pas une écriture comptable.
Le RTO est la durée d’interruption maximale acceptable, c’est-à-dire le temps que vous acceptez de rester à l’arrêt. Le RPO est la quantité de travail que vous acceptez de perdre, exprimée en temps : concrètement, l’intervalle entre deux sauvegardes. Le premier se paie en heures d’activité perdues, le second en travail à refaire.
À rendre l’arbitrage possible. Tant que le coût de l’indisponibilité n’est pas posé en face du prix du dispositif, la discussion reste technique et personne ne tranche. Une fois le montant connu, la question devient une décision de gestion : accepte-t-on de perdre cette somme, ou finance-t-on ce qui l’évite ?
Non. Il donne un ordre de grandeur global, alors qu’un plan de continuité se construit fonction par fonction : certaines doivent redémarrer en heures, d’autres peuvent attendre des jours. Ce calculateur sert à ouvrir la discussion, pas à la clore.
Une question, un projet en urgence ou à long terme : parlons-en, cela n’engage à rien.