Changer de prestataire informatique fait peur : on craint la coupure, la perte d’informations, la mauvaise surprise contractuelle. À raison — mais uniquement quand la transition est improvisée. Voici les 5 étapes d’un changement maîtrisé, et les pièges qui se referment sur les entreprises mal préparées.
Étape 1 : ce qu’un bon nouveau prestataire doit vous demander
Le sérieux d’un prestataire se juge avant la signature, aux questions qu’il pose :
- Un audit des systèmes actuels. Sans état des lieux, des coûts cachés non budgétés apparaîtront. Un prestataire expérimenté l’exige avant de s’engager — chez ITAIA, cet audit initial d’entrée est offert ;
- Vos objectifs d’entreprise. Croissance, recrutements, nouveaux locaux, exigences réglementaires : la stratégie détermine les choix techniques. Un prestataire qui saute directement aux détails techniques passe à côté de l’essentiel.
Étape 2 : examiner votre contrat actuel — et la réversibilité
Repérez la date d’échéance, le préavis de résiliation et, surtout, la clause de réversibilité : dans quelles conditions le prestataire sortant doit-il restituer documentation, accès et données ? C’est ici que le « lock-in » se révèle : mots de passe administrateurs jamais communiqués, documentation inexistante, licences souscrites au nom du prestataire… Notre conseil pour la suite : ne signez plus jamais un contrat sans clause de réversibilité explicite. Le refus d’un prestataire sur ce point est un signal — la fidélité d’un client doit tenir à la qualité du service, pas à la difficulté de partir.
Étape 3 : cadrer la transition
La bascule se planifie comme un projet : inventaire contradictoire (parc, licences, contrats télécoms), transfert des accès et de la documentation, période de recouvrement pendant laquelle l’ancien et le nouveau prestataire coexistent, et un interlocuteur unique de chaque côté. Exigez un plan de transition écrit avec des jalons datés.
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Étape 4 : vérifier les engagements de service du nouveau contrat
Délais de prise en charge et de rétablissement (GTR/GTI), plage de service, périmètre couvert et exclusions : tout doit être écrit. Demandez les chiffres réellement constatés, pas seulement les promesses. Nos SLA sont publics — prise en charge moyenne en moins de 10 minutes, 97 % d’engagements respectés — parce qu’un engagement qu’on ne peut pas vérifier n’engage personne.
Étape 5 : sécuriser le premier trimestre
Les 90 premiers jours révèlent la qualité réelle du prestataire : le parc est-il inventorié et documenté ? Les sauvegardes ont-elles été testées par une restauration ? Les comptes de l’ancien prestataire ont-ils été désactivés ? Un point d’étape à 30, 60 et 90 jours avec indicateurs (tickets, délais, satisfaction) doit être prévu au contrat.
Le critère qui résume tous les autres
Choisissez un prestataire qui organise sa propre remplaçabilité : documentation à jour qui vous appartient, accès dont vous êtes propriétaire, données restituables à tout moment. C’est contre-intuitif, mais c’est le meilleur indicateur de confiance qui existe. Pour aller plus loin : notre grille complète de critères pour choisir un MSP/MSSP, et les 5 clauses à vérifier avant de signer un contrat d’infogérance.