Une PME parisienne du 8e arrondissement exploitait quatre serveurs physiques dans ses locaux : deux contrôleurs de domaine Active Directory, un serveur de fichiers et un serveur hébergeant l’application de comptabilité. Quatre machines à maintenir, sauvegarder, sécuriser et renouveler, une salle technique à protéger, et un site unique dont dépendait toute l’activité. Après la migration menée par ITAIA : plus aucun serveur sur site, et un dossier de preuves qui établit que rien ne manque.
Ce qui n’allait pas
Chaque serveur était un point de dépendance : à renouveler, à sauvegarder, à protéger contre une intrusion ou un dégât des eaux, et à faire redémarrer un lundi matin quand il ne le voulait pas. Le plan de reprise reposait sur un seul site. La direction voulait sortir de cette dépendance sans prendre le risque de perdre un fichier ou une écriture comptable dans le déménagement.
Ce que nous avons fait
L’identité et les accès ont été transférés dans Microsoft Entra ID, avec authentification multifacteur et accès conditionnel. Les fichiers ont rejoint SharePoint. L’application de comptabilité fonctionne sur une seule machine virtuelle Azure, sauvegardée et supervisée. Les quatre serveurs sont restés allumés plusieurs semaines en lecture seule, le temps de constater que plus rien ne les sollicitait, puis ont été éteints, retirés de l’annuaire et de la supervision, et leurs disques extraits.

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Comment nous avons prouvé que rien ne manquait
Une migration ne se déclare pas réussie, elle se compte. Avant la bascule, nous avons figé un inventaire chiffré de chaque serveur : nombre de fichiers et de dossiers par partage, volume total, dates du plus ancien et du plus récent fichier, nombre d’utilisateurs, de groupes et de stratégies dans l’annuaire, nombre de bases, de tables et de lignes par table pour la comptabilité. Après la copie, le même inventaire a été relevé côté SharePoint, Entra ID et Azure, et les deux colonnes comparées ligne à ligne. Une empreinte SHA-256 a été calculée au départ sur les dossiers sensibles et sur un échantillon de chaque partage, puis recalculée à l’arrivée. Les écarts rencontrés, fichiers verrouillés, chemins trop longs, caractères interdits, ont été traités un par un et consignés. Un procès-verbal de recette, signé par le client après ses propres tests métier, a clos l’étape : zéro écart inexpliqué à la signature.
Chaque disque a ensuite fait l’objet d’un effacement certifié, avec un certificat par disque : numéro de série, méthode, date, résultat. Les certificats ont été réunis dans un dossier de sortie d’actif dont l’empreinte a été inscrite dans un registre qui n’autorise ni modification ni suppression. Le client détient un jeu de preuves unique et daté, qu’aucune des deux parties ne peut altérer après coup. La méthode complète est décrite dans nos études de cas.
Les résultats
- 4 serveurs sur site, puis 0. Plus aucun matériel serveur à renouveler, plus de salle technique à protéger.
- 0 écart inexpliqué à la recette, procès-verbal signé par le client.
- 4 disques effacés, un certificat chacun, réunis dans un dossier de preuves inaltérable.
- Un plan de reprise simplifié : la machine virtuelle se restaure ou se redéploie, fichiers et identité sont nativement redondés, les équipes travaillent de n’importe où dans les mêmes conditions.
Vos questions sur ce cas
Pourquoi garder les serveurs allumés plusieurs semaines après la migration ?
Pour constater, journaux à l’appui, que plus rien ne les sollicite : ni un poste oublié, ni une tâche planifiée, ni une imprimante. C’est la seule façon de les éteindre sans surprise. Ils restent en lecture seule, puis une image complète de chacun est archivée dans la sauvegarde immuable avec la rétention prévue au contrat.
Que devient l’application de comptabilité ?
Elle fonctionne sur une machine virtuelle Azure dédiée, sauvegardée et supervisée. Avant de rouvrir l’accès aux utilisateurs, le nombre de lignes de chaque table a été recompté sur Azure et comparé à la sauvegarde complète prise à l’arrêt de l’application, dont l’empreinte avait été relevée.
À quoi sert le dossier de preuves pour une entreprise non régulée ?
À répondre en cinq minutes à un auditeur, un assureur, un repreneur ou un client qui demande ce que sont devenues les données et les machines. Pour une entité régulée, c’est la pièce qui répond aux exigences DORA et RGPD sur la fin de vie des données ; pour les autres, c’est la tranquillité d’avoir la réponse avant la question.
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