La maintenance informatique entretient l’existant : elle corrige les pannes, applique les mises à jour et garde le parc en état de marche. L’infogérance délègue le pilotage du système d’information dans la durée : supervision continue, sécurité, évolutions et budget, avec des engagements de résultat mesurés. Toute infogérance contient de la maintenance, l’inverse n’est pas vrai. Le choix entre les deux ne dépend pas de la taille de l’entreprise, il dépend de ce que coûte une heure d’arrêt et de qui, en interne, suit vraiment les correctifs.
Qu’est-ce qui distingue la maintenance informatique de l’infogérance ?
La maintenance répond à un incident. Un poste ne démarre plus, une imprimante disparaît du réseau, un serveur ralentit : un technicien intervient, répare, facture ou impute au forfait. Entre deux incidents, personne ne regarde le parc. C’est une logique d’entretien, utile et parfois suffisante.
L’infogérance part du principe inverse. Le prestataire surveille en permanence postes, serveurs, sauvegardes et accès, applique les correctifs avant qu’une faille soit exploitée, et prend des engagements chiffrés : délai de prise en charge, délai de rétablissement, disponibilité constatée. Il porte aussi la sécurité et l’évolution du système, pas seulement sa réparation. Sur nos 3 000 postes et serveurs, la majorité des incidents sont traités avant que l’utilisateur appelle, parce que la supervision les a vus en premier.
Combien coûte chacune des deux formules ?
En maintenance à l’acte, chaque intervention se paie, souvent entre 90 et 150 euros de l’heure en Île-de-France, déplacement en plus. Le budget suit les pannes, et il est donc impossible à prévoir. Un forfait de maintenance lisse ce coût mais s’arrête en général au dépannage et aux mises à jour.
En infogérance, le prix est par poste et par mois, et il doit tout contenir : support illimité, interventions sur site, supervision, correctifs, sauvegarde, protection des postes. Nos deux forfaits sont publics, à 55 et 75 euros HT par poste et par mois. Un prestataire qui annonce un prix d’appel bas puis facture la sécurité, les déplacements ou un plafond d’heures en supplément vend de la maintenance sous un autre nom.
Quel délai d’intervention attendre dans chaque cas ?
En maintenance, le délai dépend de la disponibilité du technicien et il est rarement écrit. En infogérance, il est contractuel et mesuré : temps de prise en charge, temps de rétablissement selon la criticité, et un pourcentage de respect communiqué chaque mois. Nos SLA sont publics : prise en charge moyenne en moins de dix minutes, 97 % d’engagements respectés. Si un contrat ne contient pas ces chiffres, ce n’est pas de l’infogérance, quel que soit le nom sur la plaquette.
Et la sécurité ?
C’est la différence la plus coûteuse quand on la découvre trop tard. En maintenance, la sécurité se limite à l’antivirus et aux mises à jour quand elles passent. En infogérance, elle fait partie du socle : détection et isolation automatique sur les postes, correctifs industrialisés, sauvegarde hors site testée, authentification forte, sensibilisation des utilisateurs. Pour une société régulée par l’AMF ou l’ACPR, ce socle n’est plus un confort : DORA attend des preuves de supervision, de correctifs et de sauvegardes testées, que seul un contrat d’infogérance produit naturellement. Nous l’avons détaillé dans notre page sur la conformité DORA.
À quel moment passer de la maintenance à l’infogérance ?
Trois signaux reviennent chez les entreprises qui nous appellent. L’arrêt n’est plus tolérable : une journée sans messagerie ou sans logiciel métier coûte plus que le forfait annuel. La sécurité devient une obligation, imposée par un régulateur, un assureur ou un grand client qui envoie un questionnaire. Et personne en interne ne suit plus les correctifs ni les sauvegardes, parce que la personne qui le faisait est partie ou n’a plus le temps.
Quand l’un de ces trois signaux apparaît, le calcul est vite fait : une heure d’arrêt se chiffre, le forfait aussi. Notre calculateur du coût d’un arrêt informatique donne l’ordre de grandeur en deux minutes.
Peut-on avoir les deux ?
Oui, et c’est le cas le plus fréquent dans les entreprises de 10 à 300 postes : un contrat d’infogérance qui inclut la maintenance, avec un interlocuteur unique pour le parc, la sécurité et les évolutions. L’inverse, une maintenance à l’acte complétée par un abonnement de sécurité chez un autre prestataire, crée une zone grise de responsabilité entre celui qui exploite et celui qui surveille. Notre page maintenance informatique détaille ce que couvre un vrai contrat, et le guide comment choisir un MSP ou un MSSP compare les modèles de prestataires.
Pour savoir où vous en êtes, un ingénieur peut passer votre contrat actuel en revue en trente minutes : prendre rendez-vous. Vous repartez avec les écarts constatés, même si vous ne changez rien.