Un contrat de maintenance informatique vaut ce que le prestataire peut vous montrer chaque mois : les correctifs posés, les tickets et leurs délais, les changements faits sur votre système, les droits d’administrateur ouverts puis refermés. Le reste est une promesse. Voici comment le vérifier en une heure, le contrat et le dernier rapport mensuel sur la table.

Que doit contenir un contrat de maintenance informatique ?

Les contrats distinguent d’ordinaire la maintenance corrective, qui répare, la préventive, qui évite la panne par les mises à jour et la surveillance, et l’évolutive, qui adapte le parc. Il en manque une quatrième, que nous pratiquons chez nos clients : le contrôle des changements. Tout réglage modifié sur votre Microsoft 365 ou vos postes, par n’importe qui et prestataire compris, doit être repéré, attribué, motivé et réversible.

Pour juger la préventive, le guide d’hygiène informatique de l’ANSSI sert de grille avec ses 42 mesures. Cherchez dans votre contrat la trace de quatre d’entre elles : les mises à jour, les comptes d’administration séparés, les sauvegardes, la journalisation.

Un dirigeant nous dira : « nous sommes quinze, ce niveau de détail est fait pour les grands comptes ». Un rapport mensuel ne coûte rien à un prestataire qui fait le travail, ses outils le produisent seuls. Celui qui ne peut pas le fournir ne fait probablement pas la préventive. Pour savoir quel délai d’intervention exiger, notre calculateur du coût d’un arrêt informatique chiffre ce que vous coûte une journée sans système.

Mardi 10 novembre, un test grandeur nature

Le mardi 10 novembre 2026, Microsoft publie ses correctifs mensuels, et Windows 11 en version 23H2, éditions Entreprise et Éducation, cesse le même jour d’en recevoir (Microsoft Learn). Demandez à votre prestataire, la semaine suivante, deux chiffres : la part de vos postes qui ont reçu les correctifs de novembre, et la liste nominative des postes encore en 23H2.

Un prestataire qui fait de la préventive répond dans la journée.

Les droits d’administrateur qu’on oublie

Cette semaine, notre contrôle continu de la configuration Microsoft 365 a relevé plusieurs changements faits sans ticket de changement associé. Le compte d’administrateur général créé pour une mission ponctuelle avait été supprimé. Un nouveau compte de salle de réunion avait été exclu d’une stratégie d’accès conditionnel. Chaque écart a été repéré dans les 24 heures, vérifié dans le journal d’audit Microsoft Entra, puis inscrit au registre des modifications avec son motif, son sens (renforcement ou assouplissement) et la façon de revenir en arrière. Tous étaient légitimes, y compris ceux faits par nos propres équipes.

Le compte supprimé à la fin de la mission est le bon geste, et c’est celui qu’on oublie le plus facilement quand la mission se termine un vendredi soir et que personne n’a noté, au moment de créer l’accès, le jour où il devait disparaître. Notre règle tient en une ligne : tout accès donné pour une mission porte sa date de fin dès sa création. Microsoft le permet avec les attributions de rôle limitées dans le temps de Privileged Identity Management, incluses dans les licences Entra ID P2 (Microsoft Learn).

Contrat de maintenance informatique : les quatre preuves du mois Quatre cartes numérotées en deux rangées : 1, correctifs, postes à jour et retardataires ; 2, tickets, délai de prise en charge mesuré ; 3, registre des modifications ; 4, comptes à privilèges, date de fin. Les cartes s'allument l'une après l'autre et reçoivent une coche verte, comme on relit le rapport mensuel preuve par preuve. Elles convergent vers un bandeau vert : quatre preuves, contrat tenu. Sous lui, un bandeau rouge en pointillés : une preuve manque, à exiger au rapport suivant. CONTRAT DE MAINTENANCE INFORMATIQUE Les quatre preuves du mois 1 Correctifs : postes à jour et retardataires 2 Tickets : délai de prise en charge mesuré 3 Registre des modifications 4 Comptes à privilèges : date de fin Quatre preuves : contrat tenu Une preuve manque : à exiger au rapport suivant

Quelles preuves demander chaque mois à votre prestataire ?

Ouvrez le dernier rapport et cherchez-y ce que nous appelons les quatre preuves du mois : la part des postes à jour des correctifs du mois, avec la liste des retardataires ; les tickets du mois, chacun avec son délai de prise en charge mesuré ; le registre des modifications (qui a changé quoi, quand, pourquoi, et comment revenir en arrière) ; les comptes à privilèges ouverts dans le mois, chacun avec sa date de fin.

Si une preuve manque, écrivez-le au prestataire et fixez le rapport suivant comme échéance. Deux rapports muets valent une réponse.

Nos propres engagements sont publics : prise en charge en moins de dix minutes, 97 % des SLA respectés, forfait dès 55 € HT par poste et par mois, et des délais de sécurité mesurés publiés sur notre page Transparence. Le détail de ce que couvre un contrat figure sur notre page maintenance informatique.

Apportez votre contrat actuel : Gregory le passe aux quatre preuves du mois avec vous, en un rendez-vous de 30 minutes. Choisir un créneau. État des lieux offert, sans engagement, aucune relance.

Gregory Moulis, directeur général chez ITAIA

Sources