Sauvegarder et sécuriser les données de son entreprise : la méthode

Des copies qui vivent au même endroit que l’original meurent avec lui. Voici la règle qui tient face aux rançongiciels, le tableau des supports, et le seul test qui prouve quelque chose : restaurer.

Sauvegarder, c’est détenir une copie de ses données capable de survivre à l’incident qui détruit l’original, et le prouver par une restauration testée. Tout le reste (le support, le logiciel, la fréquence) découle de cette définition. Elle a l’air évidente. Dans les parcs que nous reprenons, elle est pourtant rarement respectée : des copies existent, mais elles vivent au même endroit que l’original, sur le même réseau, avec les mêmes comptes. Le jour du rançongiciel, elles meurent ensemble.

La règle 3-2-1, et ce qu’elle est devenue

La base n’a pas changé depuis vingt ans : trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une hors site. Ce qui a changé, ce sont les attaquants. Un rançongiciel moderne cherche les sauvegardes avant de chiffrer, précisément pour vous priver de porte de sortie. La règle s’est donc durcie en 3-2-1-1-0 : une copie immuable ou hors ligne (que personne, pas même un administrateur compromis, ne peut modifier ni effacer), et zéro erreur au dernier test de restauration. Ces deux ajouts font toute la différence entre une sauvegarde d’avant 2020 et une sauvegarde qui tiendra.

Le tableau des supports : ce que chacun protège vraiment

SupportProtège contreNe protège pas contreNotre verdict
Disque externeLa panne du poste, si le disque est débranché entre deux copiesLe vol, l’incendie, l’oubli humain (la copie qu’on ne fait plus)Dépannage personnel, pas une stratégie d’entreprise
NAS localLa panne d’un poste ou d’un serveur, avec de l’automatisationLe rançongiciel (il est sur le réseau), le sinistre du localUtile comme première copie, jamais comme seule copie
Synchronisation cloudLa perte du terminalLa suppression et le chiffrement, qu’elle propage fidèlementCe n’est pas une sauvegarde (voir ci-dessous)
Sauvegarde managée hors site, copie immuablePanne, sinistre, rançongiciel, erreur ou malveillance interneRien, à condition d’être testée par des restaurations réellesLe standard que nous déployons, restaurations tracées comprises

La synchronisation n’est pas une sauvegarde

C’est l’erreur la plus répandue, et la plus dangereuse parce qu’elle rassure. Un dossier synchronisé réplique fidèlement tout ce qui arrive à l’original : vous supprimez, il supprime ; un rançongiciel chiffre, il synchronise les fichiers chiffrés. Même logique côté Microsoft 365 : vos mails, vos fichiers SharePoint et vos conversations Teams vivent dans le cloud, mais Microsoft n’en fait pas une sauvegarde au sens de la définition ci-dessus ; la corbeille et la rétention native ont des limites courtes et vivent dans le même tenant que la menace. Une sauvegarde de Microsoft 365 digne de ce nom est stockée hors du tenant, dans un environnement isolé. C’est une option à 5 € par poste chez nous, incluse avec la déclinaison Conformité : voir les offres.

Nous avons repris cette année le parc d’une société régulée dont les sauvegardes vivaient sur le NAS qu’elles étaient censées protéger, dans le même local, sur le même réseau. Aucune mauvaise volonté : personne n’avait simplement posé la question de ce qui survivrait à un incendie ou à un chiffrement. C’est exactement le genre de constat qu’un audit informatique établit en quelques jours.

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Restaurer est le seul test qui compte

Une sauvegarde qui n’a jamais été restaurée est une hypothèse, pas une protection. Les chiffres européens donnent la mesure du problème : seules 79 % des entreprises de l’UE sauvegardent leurs données vers un site distant ou le cloud (Eurostat, données 2024), et l’expérience montre que la restauration est encore moins souvent éprouvée que la copie. Tester, c’est restaurer réellement des fichiers, une boîte mail, un serveur entier, mesurer le temps que cela prend, et dater le résultat. Deux indicateurs pilotent l’exercice : le RPO (combien de données vous acceptez de perdre, donc la fréquence des copies) et le RTO (combien de temps vous acceptez d’attendre la reprise). Chiffrez les vôtres avec le calculateur du coût d’un arrêt, puis comparez au coût de la solution : la conversation budgétaire change de nature. Le dispositif complet est décrit sur continuité et reprise d’activité et sauvegarde externalisée.

Pour les régulés : la sauvegarde est une preuve, pas une case

Une société de gestion ou un acteur supervisé par l’AMF ou l’ACPR ne doit pas seulement sauvegarder : il doit pouvoir démontrer que les sauvegardes existent, qu’elles sont testées, et à quand remonte le dernier test réussi. DORA fait de la restauration un exercice tracé, avec rapports datés exigibles en contrôle. Chez nos clients régulés, chaque test de restauration produit sa preuve, archivée et prête à être présentée : le détail est sur sauvegarde et reprise pour la finance régulée. Et pour inscrire la sauvegarde dans un plan complet, le générateur de trame PCA assemble gratuitement vos fiches réflexes et votre tableau des écarts.

Vos questions sur la sauvegarde d’entreprise

Qu’est-ce que la règle 3-2-1 ?

Trois copies de vos données, sur deux types de supports différents, dont une conservée hors site. Sa version durcie, 3-2-1-1-0, ajoute une copie immuable ou hors ligne (inaltérable même par un compte administrateur compromis) et zéro erreur au dernier test de restauration.

OneDrive ou SharePoint suffisent-ils comme sauvegarde ?

Non. La synchronisation réplique les modifications, y compris les destructions : une suppression ou un chiffrement se propage. Et la rétention native de Microsoft 365 vit dans le même tenant que la menace. Une vraie sauvegarde de vos mails, fichiers et conversations est stockée hors du tenant, dans un environnement isolé.

À quelle fréquence sauvegarder ?

À la fréquence que votre RPO impose : si perdre une journée de travail est inacceptable, une sauvegarde quotidienne ne suffit pas. Les serveurs et les données métier justifient souvent plusieurs points de sauvegarde par jour ; le poste de travail, lui, ne devrait rien stocker d’unique.

Comment tester une restauration ?

En restaurant pour de vrai, à intervalle régulier : des fichiers, une boîte mail, et au moins une fois par an un serveur complet, en mesurant le temps constaté. Le test se date et se documente ; un test réussi dont il ne reste aucune trace ne prouve rien, ni à un assureur, ni à un régulateur.

Qu’est-ce qu’une copie immuable ?

Une copie qui, une fois écrite, ne peut plus être modifiée ni supprimée pendant une durée définie, quels que soient les droits du compte qui essaie. C’est la réponse directe aux rançongiciels qui détruisent les sauvegardes avant de chiffrer la production : même un attaquant devenu administrateur ne peut pas l’atteindre.

Faites vérifier votre dispositif

Trente minutes avec un ingénieur suffisent pour savoir si vos sauvegardes survivraient à un vrai incident, et ce que coûterait leur mise à niveau : prenez rendez-vous, l’audit initial est offert.

À lire aussi : Sauvegarde externalisée, Plan de continuité d’activité, Le coût d’un arrêt informatique, Audit informatique, Infogérance pour PME.

La direction s’engage

Deux dirigeants qui répondent de vos engagements

Et une organisation construite pour ne dépendre d’aucun des deux.

« Un client doit pouvoir nous quitter facilement : documentation à jour, comptes à son nom, réversibilité organisée dès le premier jour. S’il reste, c’est pour le service, jamais par captivité. »

Marin Barjhoux Fondateur et Président

« Le vrai test d’une infogérance, ce n’est pas le jour de la signature. C’est le dimanche d’un incident, la semaine où un technicien est en congés. Nous avons construit ITAIA pour que ces jours-là ne se remarquent pas. »

Gregory Moulis Directeur Général

S’engager personnellement, c’est bien. Câbler l’engagement dans une procédure auditée, c’est mieux : chaque demande clôturée déclenche une enquête de satisfaction ; une note sous 3/5 ouvre une non-conformité dans notre système qualité ISO 9001 ; sous 2/5, elle est escaladée au Directeur Général le jour même.

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